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La Vierge entre les vierges de Gérard David (1450-1523)
Expositions
» Du 5 Février 2012 au 19 Février 2012
L'exposition consacrée à la restauration de "La Vierge entre les vierges", chef-d'oeuvre du peintre flamand Gérard David (1450-1523) joue les prolongations au Musée des Beaux-Arts de Rouen jusqu'au 19 février 2012.
Analysée en laboratoire et minutieusement restaurée, elle est l'objet d'une étude approfondie qui éclaire les circonstances de sa genèse, explique son histoire et révèle les différentes étapes du travail de l'artiste, masquées sous la surface du tableau. C'est l'occasion de retracer les phrases successives d'une restauration qui, conjuguant démarche scientifique et approche sensible, restitue sa pleine lisibilité à un tableau majeur de la Renaissance flamande.
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Offert en 1509 par Gérard David au couvent carmélite de Notre-Dame de Sion de Bruges, "La Vierge entre les vierges" est le seul tableau attribué à ce peintre par une documentation irréfutable. Acquis par un marchand d’art installé à Paris, Alfonso Milliotty, ce grand tableau de 1,20 mètre sur 2,13 mètres avait été confisqué à la Révolution. Puis il a fait partie des 38 œuvres attribuées par l’État à la Ville de Rouen en 1803 en vue de l’ouverture d’un Musée des beaux-arts dans cette ville.
La restauration de 2011
Les photographies sous réflectographie infra-rouge font apparaître le dessin sousjacent, par lequel l’artiste a mis en place les figures sur le panneau, avant de commencer à peindre. Ces images nous révèlent ainsi une étape essentielle du travail de l’artiste masquée sous la surface de l’œuvre achevée. Elles sont riches d’enseignement sur le processus créatif. ![]() Dans le cas de "La Vierge entre les vierges", ce dessin sous-jacent présente des analogies formelles tout à fait saisissantes avec le style des quelques dessins sur papier de Gérard David parvenus jusqu’à nous. Le prêt de deux précieuses feuilles conservées au département des Arts graphiques du musée du Louvre permet d’apprécier cette identité de facture entre la graphie des œuvres sur papier et le dessin effectué sur le panneau. Ces rapprochements mettent en évidence certains des traits les plus novateurs de l’art de Gérard David : la grande liberté gestuelle et le naturalisme.
Musée des Beaux-Arts (jusqu'au 19 février 2012)
Esplanade Marcel-Duchamp
76000 Rouen Poster un commentaire
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