Synopsis :
Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis...
Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois.
Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans.
Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.
Le Mot de Citadelle :
L'ancien chroniqueur de "L'assiette anglaise" fait paraître son troisième roman consacré à la poésie. Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé nous entraîne sur les pas de l'auteur des Testaments. (cf. La Danse Macabre de Villon, article paru dans Citadelle n°6).
En commençant la lecture, j'avais rapidement trouvé à ce roman un esprit vif et une plume alerte et gouleyante. Enfin pour qui s'affranchit de pudibonderie et de pruderie...
La scène se déroulant au marché des pourceaux en plein cimetière des Saints-Innocents qui nous fait assister à la bouillure d'un boucher accusé d'anthropophagie fait déjà figure d'anthologie : voilà la fameuse affaire des petits pâtés ! Et ce n'est que le début...
Elisabeth Féghali |